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Conseils
   


Se former, c'est cultiver son employabilité durable !

Formation.
Se former, Pourquoi ? Comment ?

Quid du droit individuel à la formation (DIF) ?
Le DIF a 5 ans. Il garantit à tout salarié un crédit de 20 heures de formation par an, cumulable sur 6 ans, et plafonné à 120 heures, payé par l’entreprise. Tout salarié peut exercer son droit à la formation dans ce cadre auprès de son employeur qui, après l’avoir acceptée, (il ne peut le refuser plus de 2 fois) en assure l’exécution. Cette formation se réalise soit en dehors du temps de travail avec une compensation financière incitative de la moitié de la rémunération, soit pendant le temps de travail si l’accord de branche l’autorise.
Sur le papier, cette loi est un réel progrès. Elle permettrait dans l’idéal à tout salarié ou chômeur ayant acquis l’ancienneté d’un an de salariat, d’avoir la chance de pérenniser son employabilité.
Dans la réalité, les choses ne sont pas aussi roses car malheureusement, les salariés ne sont pas égaux face à la formation.

« Employabilité durable ?! »
Trop souvent, encore aujourd’hui, ce sont ceux qui auraient le plus besoin de se former qui en profitent le moins, même s’il y a des progrès. Pour avoir le plus de chance d’accéder à la formation, il vaut mieux être déjà qualifié et exercer dans une grande structure plutôt qu’être peu qualifié dans une PME de moins de 10 salariés, voire pire, être chômeur !
Certes, les choses ne sont pas simples car il ne suffit pas d’avoir accès à la formation, encore faut-il que celle-ci soit adaptée aux besoins. Mais si celle-ci remplit cette condition, elle constitue un réel passeport pour l’avenir et une arme contre le chômage. Une bonne formation ne représente pas seulement l’acquisition de connaissances ou de compétences mais peut être plus précieux encore, la possibilité de travailler sur sa capacité d’adaptation et « d’apprendre à apprendre ».
A l’heure du développement durable, nous sommes donc encore loin de cultiver "l’employabilité durable ! ».
Voir l’article paru dans Le Point Juin 2008 tiré d'un état des lieux de la formation :
http://www.jacquesmarseille.fr/Enquetes_Dossiers/Article_LEPOINT_FPro.asp

VAE
La Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) qui ne concernait que l’enseignement supérieur depuis 1985, a été étendue grâce à la loi de modernisation sociale de 2002, à tous les registres de qualifications. C’est une mesure permettant à toute personne, quels que soient son âge, son niveau d'études, son statut, de faire valider les acquis de son expérience professionnelle pour obtenir, tout ou partie, d’un diplôme, d’un titre ou d’un certificat de qualification professionnelle inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles (R.N.C.P.).
La demande se fait sur dossier détaillé de l’expérience et devant jury. En cas de validation partielle des acquis, des prescriptions sont proposées au candidat en vue d'obtenir la totalité du diplôme.
La VAE a ramené en 2002, la durée d'expérience de référence requise de 5 à 3 ans.

La réforme LMD (Licence-Master-Doctorat) a homogénéisé les parcours de formation en Europe. Trois diplômes sont désormais reconnus en France et en Europe : la licence (trois ans d’études), le master (cinq ans) et le doctorat (huit ans). Leur obtention accorde un certain nombre de crédits permettant une correspondance facilitant l’obtention d’équivalences d’un pays à un autre.

La formation, accélérateur de carrière ?
La formation est sous bien des aspects un tremplin pour l’emploi et un accélérateur de carrière. Même s’il ne faut pas la considérer comme un remède miracle, elle peut répondre aujourd’hui, et sans doute plus que jamais, au problème de pénurie de compétences dans certains domaines (BTP, informatique, énergie...).
Le réflexe formation n’est pas acquis chez la plupart des PME ; c’est surtout une affaire de moyens plus que de mentalité.
Au contraire, les plus grosses entreprises pratiquent couramment la formation, considérée comme un outil essentiel de fidélisation de leurs salariés. Effectivement, les entreprises sont conscientes de devoir relever le défi de l’élévation du niveau d’exigence d’un marché plutôt tendu, et d’une clientèle toujours plus avertie, notamment celle des pays émergents comme la Chine et l’Inde. Elles doivent donc faire évoluer le niveau de compétences de leurs salariés en conséquence. La formation est donc un gage de promotion et de fidélisation du personnel. Les entreprises ont tout intérêt à entretenir une « masse critique » de profils dotés d’un bon potentiel d’évolution, et mutatis mutandis, aptes à répondre à la nouvelle donne d’un marché en perpétuelle mutation.
La formation est en effet au cœur de la problématique de la mobilité des compétences, de la gestion des transferts de savoirs et de l’information, là où e-learning et solutions e-RH se rencontrent.

Ajouter un 3ème cycle à son CV, un MBA,  un master spécialisé ou encore un DESS ou DEA, optimise la mobilité en interne et/ou en externe de l’entreprise.
Si parfois l’augmentation de salaire n’est pas immédiate, c’est surtout le cas des jeunes diplômés, elle intervient de toute façon rapidement dès que l’on a pu faire les preuves de son efficacité. La valeur ajoutée d’un MBA notamment, se décline en gain de salaire de 35% en moyenne, d’une expansion de champ de compétences et/ou de niveau de management, de création/reprise d’entreprise, et d’opportunités à l’étranger.

Quand faire un 3ème cycle ?
Autant il est de coutume aux USA d’enchaîner un MBA à la suite de sa formation initiale, autant il est recommandé en Europe d’ajouter cette cerise sur le gâteau d’une première expérience de 4/5 ans ou plus, plutôt avant 40 ans, et de préférence en poste. En effet, la formation est d’autant plus pertinente que l’on puise dans son vécu expérientiel. Il faut savoir par ailleurs que, faire un 3ème cycle après 40 ou 45 ans, peut être perçu par les recruteurs comme la solution de la dernière chance, du moins en France. Donc mieux vaut anticiper.

Depuis 30 ans, les dépenses que les entreprises concèdent à la formation ne cessent d’augmenter. MBA (Master of Business Administration), MS(Mastères Spécialisés), DESS (Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées), … Comment s’y retrouver dans ce dédale de cursus aux titres plus valorisants les uns que les autres ?

La formation s’inscrit dans le projet professionnel.
Tout d’abord, pour être sûr que la formation constitue la solution adéquate, il faut envisager les autres alternatives, c’est à dire se tester sur le marché en envoyant sa candidature et en passant des entretiens, y compris des entretiens « réseaux ». C’est en quelque sorte faire son étude marketing.
On ne peut effectivement pas parler de formation sans l’inscrire dans son projet professionnel.
Si la « feuille de chou » s’avère être le passeport obligatoire, on peut alors se lancer dans la formation en connaissance de cause, d’autant mieux qu’on aura réalisé sa propre enquête déterminant les critères permettant d’évaluer la pertinence de celle-ci.

 Quel 3ème cycle choisir ?
Choisir un MBA plutôt qu’un MS tient au fait que l’on souhaite dans le premier cas obtenir un diplôme reconnu pour sa haute qualité et des compétences de management d’entreprise dans leur globalité (finances, comptabilité, marketing …) avec une ouverture internationale. Dans le deuxième cas, un MS (label Grandes Ecoles, à ne pas confondre avec le master délivré par un autre type d’organisme privé) permet de se spécialiser techniquement et rapidement ou d’obtenir une double compétence, mais il ne faut pas y chercher une culture générale; les MS ont la particularité d’être commandés par les entreprises afin de répondre à des besoins très spécifiques et c’est ainsi que 10% des MS obsolètes disparaissent chaque année au profit de nouveaux. Le Mastère Spécialisé n'est pas un diplôme visé mais une MARQUE COLLECTIVE, propriété de la Conférence des Grandes Ecoles www.cge.fr , un LABEL qui est accordé à une formation spécifique organisée par une école membre de la Conférence, et après une procédure d'ACCREDITATION très rigoureuse qui en assure l'excellence dans la durée. On peut par conséquent vérifier l’accréditation d’un MS sur le site de la CGE.
Le DESS, bien que plus théorique, répond également à des besoins précis et a la cote auprès des entreprises. Il existe plus de 1600 spécialités de DESS et près de 279 MS! Coupler un DESS avec un MS peut être, si on en a la latitude, une bonne carte de visite mais à la seule condition de répondre à un créneau très pointu. Attention ! L’enchaînement de trop de formations peut être mal perçu. Une formation en gestion, en management ou marketing et commerciale qui s’appuie sur un parcours scientifique ou technique d’ingénieur constitue un beau passeport promotionnel. La sélection pour entrer dans les cursus cités se fait sur dossier, entretien, tests partiels tout en travaillant.

Critères de qualité.
Pour vérifier qu’une formation correspond bien à ses attentes et que son classement est un gage d’efficacité, faut-il mener sa petite enquête.
Les organismes comme le Cereq (Centre d’études et de recherche sur les qualifications) peuvent aider.
Les critères de qualité à vérifier sont notamment,
- la satisfaction des anciens élèves en termes de contenu d’enseignement, d’enseignants, de moyens et de boostage de carrière,
- sa reconnaissance par les recruteurs et les opérationnels du/des domaines visés,
- l’accompagnement vers l’emploi, de par principalement les partenariats noués avec les entreprises pour les stages.

Les MBA en 2008
Les MBA européens semblent gagner du terrain sur les américains toujours en tête du classement du Financial Times, avec en seconde place, la London Business School.
Le Top 100 des "business schools", liste 57 établissements américains, 28 européens, 6 canadiens, 6 asiatiques et 2 australiens. L'Afrique du Sud et le Mexique y figurent aussi mais plus le Brésil.
En France, l’Insead passe du 7ème au 6ème rang, HEC conserve la 18ème position, tandis que l’EM Lyon réalise une entrée, à la 99ème place.

Le Top 5 des MBA
- En France : INSEAD,HEC, EM LYON, ESCP, AUDENCIA
- En Europe : IESE, IMD, JUDGE, HENLEY, IE EMPRESA
- Aux USA: WHARTON, COLUMBIA, STANFORD, HAVARD, SLOAN

Alternance, apprentissage.
Aujourd’hui, la plupart des 3èmes cycles sont accessibles par la voie de l’apprentissage, manière plus opérationnelle de répondre aux réalités des fonctions de l’entreprise.

Les coûts des 3èmes cycles.
Ils peuvent coûter jusqu’à 30 500 € pour les plus chers mais en général, entre 10 500 € et 28 000 € en moyenne, hors frais annexes !
Le MBA doit être considéré comme  un réel « placement » dont le retour sur investissement se traduira par le gain salarial et managérial escompté.
Il est donc recommandé, avant même de se jeter sur son dossier, de calculer son budget prévisionnel pour vérifier sa solvabilité, d’autant plus que certaines business schools la vérifient.

 

… et l’e-formation.

Formations en langues, aux divers logiciels, travaux pratiques techniques ou artistiques, des labos à distances … le web est devenu un libre service qui s’étoffe continuellement. Certes, toutes les matières ne peuvent pas s'apprendre uniquement en ligne.  C'est pourquoi, une formation e-learning sera souvent mixte, c'est-à-dire complétée par un cours en salle ou sur le terrain. 
Aujourd’hui, nombre de grandes écoles et d’universités offrent des MBA, masters et divers programmes du 1er au 3ème cycle tout ou partie en ligne. L’évolution de la pratique tend vers une combinaison pédagogique web-Cdrom-vidéo. Mais là attention ; la haute technicité des moyens ne constitue pas un label de qualité et il vaut mieux se fier au contenu, d’autant plus qu’il vous faut vérifier la capacité de votre ordinateur à supporter le programme. Assurez-vous également que les enseignants sont tenus à un délai de réponse aux questions maximum en général de 48H.
Il existe de véritable campus virtuels que les entreprises hébergent sur leur intranet, permettant aux salariés d’auto-gérer leurs compétences. L’accompagnement humain qui faisait défaut à l’enseignement à distance sur papier, renaît avec le web grâce au contact virtuel ; formateurs à stagiaires et stagiaires entre eux, l’interactivité intervient comme facteur de réussite dans la formation.
Le CNAM propose des cours en temps réel durant lesquels on peut poser des questions en direct via le « chat » depuis le bout du monde ! Un avantage de l’e-formation, est la disparition du coût de transport ; les frais de déplacements représentant plus de 50% du coût de la formation, c’est un bon argument pour obtenir un financement de son entreprise.
Un autre avantage du e-learning, celui de pouvoir travailler à son rythme et de manière plus personnalisée. Pour consulter les catalogues de formations en ligne nous vous conseillons de passer par les portails du carnet d’adresse ou d’utiliser des outils de références comme l’annuaire des formations à distance, l’AACSB, organisme d’accréditation des MBA dans le monde ou encore, les conférences de « l’Université de tous les Savoirs » www.canalu.tv du CNAM durant toute l’année.

CONTACTS UTILES (non exhaustifs)

Financer sa formation, droits ...
Centre inffo : www.centre-inffo.fr  
4, avenue du Stade-de-France
93218 Saint-Denis-La Plaine
FONGECIF : www.fongecif-idf.fr

DIF : www.droit-individuel-formation.fr
VAE : www.vae.gouv.fr

Les portails
www.orientation-formation.fr
www.kiosketudiant.com
www.studyrama.com
www.activa-langues.com : langues
www.formatel.com : formation prof.

E-learning
www.worldwidelearn.com
www.formasup.education.fr
www.cnam.fr et www.canalu.tv CNAM
www.campus-electronique.tm.fr CNED
www.ecolechezsoi.com BTP

Les annuaires
www.aacsb.edu : annuaires, accréditations et promotion des business schools
www.formasup.education.fr  : formations à distance
www.mbainfo.com:MBA internationaux

Ingénieurs, scientifiques, Grandes Ecoles

www.cge.fr La conférence des Grandes Ecoles
www.cnisf.org Conseil National des Ingénieurs et Scientifiques Français

Infos sur qualifications, métiers et secteurs
www.cereq.fr
www.metiers.info
www.cci.fr/Groups/ccifr/documentation_61_fr/view : études sectorielles de la CCI

Valérie Roué - Responsable emploi & carrière