Les pages "conseil carrière"

Entretiens "conseil carrière"

Club "mobilité carrière"

Conférences & ateliers carrière

RDV réseaux etp métiers

Agenda des événements etp et Associations
des Grandes Ecoles G16+

Réseau parrainage

 

 
     
   
 

 

 

Conseils
    Sans pour autant se prendre pour Maître Zen du management, adopter l'attitude qui permet de trouver la volonté de changer ce que l'on peut changer, d'accepter ce qu'on ne peut changer et savoir discerner entre les deux.

Bien vivre son travail.

Quel magazine consacré à l'univers professionnel n'a pas inscrit dans ses pages un article traitant du stress au travail et de ses différents remèdes ! On a effectivement jamais tant parlé en long et en large du bien-être ou du mal vivre au travail, et de l'introduction des méthodes plus ou moins exotiques dans l'entreprise pour aider les salariés croulant sous la charge de dossiers toujours plus urgents ; coaching, yoga, massage, sieste, et même feng-shui, voire arts martiaux en tous genres.
Les entreprises se penchent même sur les services dédiés aux salariés pour leur faciliter le quotidien. Si la préoccupation des entreprises pour pallier au surmenage des salariés est certes louable en soit, il serait toutefois judicieux de chercher plutôt à le prévenir à défaut de pouvoir l'éviter totalement.
S i l'on va plus loin, on pourrait y voir un certain intérêt économique à maintenir une pression pour justifier les besoins en services …

Toutes les méthodes proposées, peuvent apprendre à gérer les effets du mal-être mais pas le traiter à la racine. On ne peut donc pas se contenter de les utiliser comme simples dérivatifs.
Trouver la cause de ce qui ne tourne pas rond, c'est faire le diagnostic de son poste, de son environnement et de son mode d'adaptation personnel à ceux-ci.
Apprendre à mieux gérer son temps, à mieux hiérarchiser les priorités, à cultiver son discernement pour éviter les redondances, à repérer les dysfonctionnements, à négocier des marges de manœuvre plus importantes, mieux entrer en relation de bonne intelligence pour éviter les freins relationnels, mieux savoir faire-confiance pour pouvoir judicieusement déléguer … en bref, repérer tout ce sur quoi l'on peut agir et le distinguer des impondérables dans le but
de les anticiper.

Certes, si l'on poursuit dans cette logique de remonter à la source de certains tourments dans le monde du travail, c'est jusqu'à la loi du marché et à la dépendance des entreprises vis à vis de l'actionnariat qu'il faudrait remonter pour les assouplir.
Et il ne s'agit pas de cela, qui changera certes, mais à long terme et par un mouvement collectif. Cet autodiagnostic peut indiquer qu'il est temps de partir, ou de rester, mais autrement. Dans un cas comme dans l'autre, il faut savoir pourquoi, afin de prendre la bonne décision.

Sans avoir à se transformer en Maître Zen du management ou en Bruce Lee de la relation commerciale, il s'agit là où l'on se trouve, de pouvoir adopter l'attitude qui permet de trouver et/ou préserver la volonté de changer ce que l'on peut changer, d'accepter ce qu'on ne peut changer (le lâcher-prise), et de savoir discerner clairement entre les deux.
A commencer par le bon et le mauvais stress, qui n'est autre qu'un excès. Rien ne vaut l'usage de la bonne vieille raison si chère à nos philosophes pour tout d'abord calmer les passions, et surtout dédramatiser. Ce sont effectivement les affects, les émotions associés aux enjeux intellectuels qui transmettent à nos nerfs les ordres de monter la pression. Et c'est tout le métabolisme du corps qui s'en trouve modifier, influant à son tour sur les émotions, d'où le cercle vicieux dans lequel tombent des personnes, jusqu'à la dépression!

Le stress est un stimulateur jusqu'à un certain point, variable selon les individus, au-delà duquel il peut être destructeur. Du charbon dans la loco, c'est bien mais pas trop !
Et non ! Nous ne sommes pas tous égaux face au stress et nous ne pouvons pas non plus le gérer de la même façon car les systèmes de défense psychique diffèrent également suivant les individus. Faire le diagnostic de sa situation fait que, l'apport des méthodes de relaxation, et autres techniques employées judicieusement en fonction de sa personnalité et du moment, peuvent être d'un grand soutien ; pour s'arrêter un moment, faire place nette, hors du temps, mais ils s'accompagnent de réflexion et de prise de recul.

Pour commencer, face aux problèmes, ne surtout pas tomber dans le piège de la victimisation et accuser l'environnement ou autrui d'être fautif de tous ses maux. Penser en victime c'est perdre sa responsabilité, et donc sa capacité de résoudre un problème qui nous touche de près, même si l'on est en position de « plaignant légitime » ; aller mieux procède de la considération de soi-même.

Se limiter à la plainte risquerait de rester lettre morte voire même d'agacer, tandis que faire part de ses griefs à partir d'une analyse de la situation et proposer des amorces de solutions, sera plus entendu. Avec cet état d'esprit résolument ouvert au dialogue, prospectif et affirmé, on peut même trouver dans un contexte difficile, des ressources et des ouvertures inattendues, qu'elles soient d'ordre relationnel ou organisationnel.

Diagnostiquer son style de comportement aide déjà à résoudre une situation, et parce qu'on se connaît mieux, on subit moins les choses ou l'agressivité d'un tiers ; et parce qu'on les gère mieux, elles ont moins de prise sur soi.
En premier lieu, passer en revue (faire un debriefing) tout ce qui peut occasionner du stress et décrire ses types de réactions, tout mettre sur la table et en parler avec quelqu'un de neutre (un psychologue ou une relation extérieure à sa situation):

«quelles sont les pensées qui me stressent ?»«quelles sont les circonstances ?»«les paroles ?»«les types de personnes ?»«les actions ?»«qu'est-ce qui dans ma situation de vie me stresse ?» (famille-travail –frustration par rapport à l'accomplissement souhaité …).
Il faut en fait repérer les anxiogènes et estimer pour chacun, le degré d'anxiété que l'on éprouve, puis les hiérarchiser par ordre décroissant. On est différemment armé suivant la nature du problème. Puis identifier les rapports entre eux ; il est effectivement intéressant de constater que le stress qu'on connaît dans différents contextes, a la même racine.
On ne peut pas efficacement traiter tout d'un coup. Il serait également vain de chercher à résoudre par exemple un problème relationnel à son travail si l'on ne comprend pas par ailleurs qu'il se retrouve dans le milieu familial. Un tel parallèle peut aider à découvrir la clé de son rapport à l'autre que l'on reproduit partout inconsciemment.

Si la principale origine du stress est un climat conflictuel, ne pas se laisser entraîner dans le jeu de l'autre, à rendre coup pour coup, il aura gagné.
Ne jamais rester non plus sans rien dire et tout garder en soi au risque d'imploser, mais chercher quoi dire et au bon moment, quand la tension est retombée, en prônant le dialogue, en faisant des propositions tout en réaffirmant clairement ses responsabilités, et celles de chacun.
Ne pas hésiter à prendre la plume ou le clavier pour faire ce point. On peut être par exemple sans cesse soumis à la critique d'un tiers, injustifiée ou fondée.
Si la critique est partiale, il faut savoir s'en protéger sans se fabriquer une carapace au risque de s'inhiber. Il faut chercher à la mettre à l'épreuve de la vérité sur le terrain, auprès d'autres, afin de ne pas douter de soi jusqu'à en être déstabilisé, ce que certains peuvent viser… puis apporter les résultats à son détracteur.

Si la critique est fondée, il faut savoir l'accepter car c' est une force, et on vous reconnaîtra cette qualité de simplicité. Ne pas chercher des excuses mais en prendre bonne note, de manière neutre, sans animosité, en vrai responsable, qui de plus, montre qu'il sait saisir l'opportunité de s'améliorer et de se renouveler ; et puis nul n'est parfait...
Quand la critique devient trop personnelle, il faut se dire qu'elle est un réflexe de défense ou de manque de maîtrise de management de la part de celui qui l'émet, donc « Les chiens aboient … ».

Souvent les conflits proviennent de non-dits qui entraînent des qui-proquos, des idées reçues et s'enveniment parce que tout le monde préfère les éviter plutôt que provoquer des confrontations.

Encore là est-on victime d'un à priori qui veut que « confrontation » soit synonyme de « querelle ». Mais si l'on part du principe d'analyser sans accuser, dans le but de trouver une issue satisfaisant le plus grand nombre, les dénouements peuvent même dépasser les espérances, à la plus grande surprise des protagonistes.

Si l'origine du stress est d'ordre organisationnel, faire la part des choses entre ce qui pourrait être amélioré chez soi et au sein de la structure. Il peut s'agir par exemple de son degré d'affirmation (mieux savoir dire non, mieux déléguer …); certes quand on a donné des habitudes à l'entourage et surtout à son N+1, il est difficile de les changer mais ne pas baisser les bras, et expliquer ce qui motive son changement de comportement ou d'organisation, et toujours avec des arguments rationnels portant sur l'optimisation de son travail ;
" charité bien ordonnée commence par soi-même ... dans l'intérêt du plus grand nombre ! "

Valérie Roué -Resp. emploi & carrières etp