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Novembre 2008
Le rallye annuel reporté, mais rallye quand même !
Par suite d’impondérables, le rallye annuel prévu en octobre autour de Saint Tropez (Var) a dû être reporté en 2009. Mais devant la détermination des camarades, il a été décidé d’organiser une journée familiale autour d’un rallye dans le quartier du Palais Longchamp à Marseille.
Après un petit déjeuner chez l’organisateur, agrémenté (le petit déjeuner pas l’organisateur) d’un concours de fléchettes, la douzaine d’équipes s’est élancée dans l’analyse architecturale et historique du quartier, d’un pas enjoué sur au moins 200 m jusqu’à la résidence « bourgeoise » – édifiée en 1873 – cadre de vie de Marie Labadié, grande mécène et de son mari, Louis Grobet, professeur de musique.

Tous les camarades répondaient avec brio aux différentes questions émaillant la visite de ce musée Grobet-Labadié, hélas méconnu, de la culture marseillaise.
Ravies de cette découverte, les équipes rassemblées devant le Palais Longchamp se sentaient prêtes à affronter une nouvelle série d’épreuves. Un concours de sarbacane leur a permis de tester leur souffle, à qui tirerait le plus loin ses boulettes de papier, avant d’aborder la montée vers le fastueux complexe, érigé au milieu du XIXème siècle, pour célébrer l’arrivée de l’eau de la Duran ce à Marseille.
Le visiteur qui découvre cet ensemble ne peut se soustraire au choc visuel que lui procure ce site célébrant l’Eau, les Arts et les Sciences. Le Palais Longchamp est de ce fait l’un des plus beaux châteaux d’eau de France et peut être du monde (Soyons chauvins !).
C’est pourquoi une série de questions pertinentes a donné l’occasion aux participants de s’intéresser aux détails et à l’histoire de ce monument en cheminant jusqu’au musée. Au passage, les lauriers en bosquet rappelaient qu’avec leurs baies (en latin, bacca), ils étaient remis aux nouveaux diplômés, titulaires alors du « baccalauréat ».
Ce dimanche là, le Musée d’Histoire Naturelle accueillait deux expositions fort intéressantes :
- l’une consacrée aux cerfs-volants animaliers du monde : hirondelle de Pékin, cerfs-volants de combat (provenant d’Inde), etc. avoisinaient les animaux naturalisés qui ont fait la joie des plus jeunes ;
- l’autre racontant la Durance, cette rivière qui, selon Madame de Sévigné, « est folle et a toujours le diable au corps ». Pour dompter ce monstre chanté par Guy Béart dans « l’eau vive », a été construit en 1961 le barrage de Serre Ponçon.
Là encore, tous ont su se déjouer des pièges tendus par l’organisateur, et il fallait à celui-ci sortir ses dernières cartouches pour départager des équipes soumises continuellement aux bienfaits de l’eau ( ! ). Il était temps de passer aux choses sérieuses ; les participants devaient découvrir les nombreuses références à l’œnologie émaillant un texte proposé comme une mise en bouche pour le restaurant.
Et c’est dans une ambiance des plus chaleureuses que le repas a conclu cette journée ; le classement par groupe d’équipes fut agrémenté par la remise de lots pour la plus grande joie des grands et des petits.
ASTERisques, dôle de nom pour très haute technologie
Le Centre Européen de Recherche et d’Enseignement en Géosciences de l’Environnement d’Aix en Provence possède un appareillage scientifique de très haute technologie – ASTERisques – qui signifie « Accélérateur pour les Sciences de la Terre, Environnement, Risques ».
Cet appareil de plusieurs M€, unique en Europe, résulte de l’accouplement d’un accélérateur de particules de 5 MV et d’un spectromètre de masse par déviation de trajectoire.
Il permet de sélectionner et de compter des noyaux de masse voisine fabriqués par l’interaction des rayonnements cosmiques et de l’environnement terrestre.

Le Professeur Didier Bourles du Laboratoire National des Nucléides Cosmogéniques, le promoteur de cette technique au développement récent, s’est livré à un brillant exposé – accessible à l’ensemble des participants.
Cet outil ouvre des perspectives, notamment en tectonique pour déterminer les vitesses de déplacement de failles, en paléoclimatologie pour dater les retraits des calottes polaires et des glaciers ou encore en géomorphologie pour suivre l’évolution des réseaux fluviaux.
En effet, la datation au Carbone 14 avait atteint ses limites d’environ 50.000 ans. La mesure des nucléides (isotopes du Béryllium, de l’Aluminium, Chlore, Calcium ou Iode) fabriqués dans l’atmosphère par les rayonnements cosmiques, permet de dater en continu des dépôts sédimentaires, des glaces polaires, de déterminer les taux d’érosion des sols, d’évaluer le temps de résidence de l’eau dans différents endroits.
Une des applications les plus spectaculaires a été la datation de Toumaï, primate fossile découvert au Tchad en 2001. L’équipe d’ASTER a ainsi daté de manière absolue (et non relative) à environ 7 millions d’années, les niveaux de sédiments renfermant le fossile, grâce au ratio béryllium 10 / béryllium 9.
Cette conférence passionnante s’est achevée par un repas bien sympathique au restaurant du centre.
Décembre 2008
«Aïda» à Marseille, beau, simplement beau !
Après le Barbier de Séville de Rossini en mars dernier à Toulon, le groupement régional avait retenu pour sa soirée lyrique de décembre, la représentation à Marseille d’« Aïda » de Giuseppe Verdi dans une co-production avec les Chorégies d’Orange.
C’est ainsi que 31 ETP et conjoints/conjointes se sont retrouvés le 2 décembre dernier pour une soirée bien remplie. Premier rendez-vous, sous la houlette de Patrick Darleguy, au Club Pernod sur le Vieux Port, pour un apéritif – conférence, rappelant les grandes lignes de l’intrigue de cet opéra à grand spectacle. A titre indicatif, le conférencier François Jestin a précisé aux participants qu’aux arènes de Vérone, Aïda était en tête au hit-parade avec plus de 500 représentations, loin devant Carmen !

En route ensuite vers l’Opéra voisin pour apprécier cette production où le metteur en scène mettait l’accent sur la dimension humaine de l’œuvre de Verdi qui dénonçait déjà l’oppression colonialiste, l’intemporalité du pouvoir ecclésiastique, l’incommunicabilité entre les peuples et par là même le fanatisme religieux et politique.
Les rôles principaux étaient tenus, pour la plus grande joie de tous, par la soprano américaine Adina Aaron (Aïda) et le ténor italien Walter Fraccaro (Radamès) – qui avait remplacé Roberto Alagna sifflé dans ce même rôle à la Scala de Milan ; la talentueuse mezzo-soprano française Béatrice Uria-Monzon (Amnéris) et le baryton coréen Ko Seng-Hyoun (Amonasro) qui renouvelait là son exploit des Chorégies d’Orange en 2006 complétaient cette distribution accompagnée par l’Orchestre et les Chœurs de l’Opéra de Marseille.
L’approche de la mise en scène par Charles Roubaud méritait l’attention ; de simples projections en 3D d’une vérité à la sidérante beauté et à la machinerie bien étudiée nous plongeaient au cœur d’une Egypte monumentale, dont on devine que la fraîche pénombre des temples ou alcôves princières rend propice l’angoissante montée du drame. L’œuvre acquiert ainsi une dimension nouvelle dans laquelle les sentiments l’emportent sur l’emphase.
L’orchestre était sous la direction du cairote Nader Abbassi, avec son génie du mouvement et du son, offrant le Verdi le plus rutilant, le plus sensuel, le plus simplement beau entendu sur le Vieux Port depuis longtemps.
La soirée se termina, pour la moitié des participants, dans une brasserie voisine par un joyeux dîner – debriefing, avant de se séparer non sans avoir émis le vœu collectif de renouveler une telle soirée, la saison prochaine.
- le chantier du 2ème tunnel de Toulon, par Alain Noel TP 70; cette visite sera calée au printemps 2009
- au printemps 2009 également, le chantier du tunnel de l’A 55 à la Joliette / Euromed Christophe Baby TP 92
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en juin 2009, une éventuelle visite du chantier ITER à Cadarache par François Jestin TP 82 et Laurent Patisson B 95
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Le Palais de la glisse à Marseille
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